Il y aura trois ans, ce lundi 24 février, le tyran Poutine, en réponse au déploiement de l’Otan aux frontières de la Russie, lançait ses troupes dans l’invasion de l’Ukraine, début d’une guerre affreusement meurtrière et destructrice, fratricide, une guerre voulue par les Etats-Unis à laquelle Trump prétend aujourd’hui mettre fin.

Ses représentants ont rencontré une délégation russe mardi dernier à Ryad en Arabie saoudite pour entamer des négociations bilatérales sans la participation de l’Ukraine, de Zelensky ni d’aucun représentant européen. Trump a même injurié publiquement Zelensky à plusieurs reprises en le traitant de « dictateur sans élections » et en l’accusant, aussi, d’avoir commencé la guerre. « Vous auriez dû y mettre un terme il y a trois ans. Vous n’auriez jamais dû la commencer » a-t-il déclaré à la presse américaine, pour le moins ingrat vis-à-vis de celui qui s’est fait le champion de la défense de l’occident, sacrifiant son peuple aux intérêts des USA et de leurs alliés, chair à canon de leur guerre par procuration.

Dans un long article, France 3 Aquitaine rappelait le 19 février les « premiers témoignages que nous avions publiés sur l’affaire Bétharram, le 17 novembre 2023. Et les nombreux autres qui ont suivi tout au long de l’année 2024. Car avant d’être un scandale politique autour de François Bayrou, l’affaire Bétharram, ce sont des décennies de violences, de souffrance et d’omerta, que de nombreuses victimes ont racontées depuis un an et demi »[1].

L’indécence et le cynisme le disputent au sordide quand le Premier ministre, élu local depuis 1982, ex président du conseil général, qui avait dans ses prérogatives la protection de l’enfance, explique avoir « fait tout ce qu’il y avait à faire » concernant cette institution catholique, école -sinon de la République du moins financée par elle- dans laquelle la bourgeoisie locale envoyait ses enfants se « former » à la dure. La famille Bayrou y scolarisait deux de ses enfants et Madame y « enseignait » le catéchisme.

Un Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle s’est tenu à Paris du 6 au 11 février dernier. Il visait « à renforcer l’action internationale en faveur d’une intelligence artificielle au service de l’intérêt général ».

Au service, plutôt, des profits… Macron, l’hôte de service, s’est vanté des 109 milliards d’euros promis par des investisseurs, dont les Emirats arabes unis et le Canada, pour construire de grands centres de données nécessaires au développement de l’IA « made in France »… Il était doublé par Von der Leyen qui annonçait la constitution d’une alliance européenne -EU AI Champions Initiative- regroupant une soixantaine d’entreprises (Airbus, L’Oréal, Mercedes, Siemens, Spotify, Mistral AI…) prêtes à investir 150 milliards, auxquels s’ajouteraient 50 milliards venant des caisses de l’UE, pour développer l’IA à l’échelle européenne. « Ce sera le plus grand partenariat public-privé dans le monde pour le développement d’une IA fiable » a-t-elle promis, ajoutant « la course à l’IA est loin d’être terminée […] En vérité, nous n’en sommes qu’au début. Les frontières bougent constamment et le leadership mondial est toujours à saisir ». A quoi le vice-président américain J.D. Vance rétorquait : « Les Etats-Unis sont les leaders dans l’IA et notre administration entend qu’ils le restent »…

« Je ferai exactement ce qu’a fait Donald Trump avec la Colombie. Plus aucun transfert d’argent vers l’Algérie, plus un seul visa, aucun visa non plus pour les dirigeants algériens ». Le 29 janvier sur LCI, Le Pen, prônait la manière forte, employée par Trump dans les relations internationales, à l’égard de l’Algérie contre laquelle l’État français multiplie les gestes d’hostilité depuis plusieurs mois. Et d’ajouter, sans doute ragaillardie par les hommages de Macron ou Retailleau -« une figure historique »- à son père, tortionnaire et fier de l’être dans les sales guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie : « Je peux comprendre que des peuples souhaitent obtenir l’indépendance. Mais je pense que venir dire globalement que la colonisation a été un drame pour l’Algérie, ce n’est pas vrai ».

En proposant de déplacer les Gazaouis en Égypte, en Jordanie ou partout où ils seraient acceptés sans possibilité de retour et de faire de Gaza, dont l’armée américaine pourrait prendre le contrôle, une « Côte d’Azur du Moyen-Orient », Trump vient de montrer à la face du monde, de façon particulièrement odieuse, que les USA n’étaient pas seulement complices de la guerre génocidaire d’Israël mais qu’ils en étaient bien les acteurs, les commanditaires.

Ces propos provocateurs, marqués du mépris raciste et xénophobe ont soulevé une indignation pour le moins légitime mais souvent bien hypocrite de la part de chefs d’État, comme Macron, qui ont toujours couvert la politique sioniste de l’État d’Israël qui depuis sa fondation piétine les droits du peuple palestinien pour le compte des USA et des puissances occidentales.

Deux semaines après avoir conquis Goma, le 27 janvier, les milices du M23[1] viennent de prendre le 15 février la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo. L’offensive est soutenue par l’armée rwandaise, directement présente avec plusieurs milliers de soldats, et par l’AFC, l’Alliance Fleuve Congo, un regroupement d’autres milices dirigé par Corneille Nangaa, opposant au président de la RDC, Tshisekedi.

Le PS et le RN avaient à peine sauvé le gouvernement que Bayrou faisait voter, jeudi, une loi ultra-réactionnaire restreignant fortement le droit du sol à Mayotte, dans le prolongement de ses propos xénophobes -« un sentiment de submersion migratoire ». La veille, le rejet par l’Assemblée des deux motions de censure déposées par 90 députés dont celles et ceux de LFI a permis à Bayrou de faire adopter sans vote le budget de l’État et une partie du budget de la Sécu. Quelques concessions minuscules au PS dont Faure ou Guedj ont osé se féliciter ont suffi pour que les dirigeants socialistes acceptent une réduction jamais vue des dépenses publiques, 34 milliards d’euros, plus que dans les budgets Barnier. Quant au RN, en quête de respectabilité, il a jugé que le moment n’était pas venu de faire chuter Bayrou d’autant qu’une peine d’inéligibilité de 5 ans pourrait être prononcée contre Le Pen le 31 mars prochain.

Le premier week-end de février a vu se dérouler le premier congrès du NPA-R ainsi que celui de Révolution permanente, le congrès de Lutte ouvrière s’étant tenu début décembre. Il nous semble nécessaire de revenir sur ces congrès parallèles où chacun discute de lui-même avec lui-même mais qui ne suscitent guère de discussions croisées, une situation qui est préjudiciable à l’ensemble du mouvement révolutionnaire alors que la guerre que la classe capitaliste déclare aux travailleurs et aux peuples fait de la construction d’un parti démocratique et révolutionnaire des travailleurs, du rassemblement de nos forces, une priorité.

Sommaire :

L’investiture de Trump-Musk, lundi 20 janvier, constitue une déclaration de guerre de Wall Street au monde du travail et aux peuples, un avertissement pour toute la planète.

Trump est arrivé au pouvoir porté par la puissante oligarchie qui a pris forme à travers la mondialisation et la financiarisation capitaliste au cours des trois dernières décennies, puis a resserré son emprise au lendemain de la grande récession de 2008-2009 et durant les quatre dernières années de Biden.

Symbole de la fusion croissante du pouvoir politique et des milliardaires de la high tech, des fonds spéculatifs et des multinationales de l’énergie, il est le produit et l’acteur de l’offensive réactionnaire du capitalisme financiarisé et mondialisé qui s’est développé contre le monde du travail et les peuples, contre la nature pour maintenir la croissance des profits.

Le capitalisme mondial est entré dans une longue phase de stagnation du fait de sa maladie chronique, la crise d’accumulation, c’est-à-dire l’incapacité de tirer de l’exploitation suffisamment de plus-value, de profit, pour nourrir les appétits sans limite de la masse de capitaux sans cesse en expansion.

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