Offensive réactionnaire, l’extrême droite au secours de la dictature du capital
Mercredi 22, aux Pays-Bas, le PPV (parti de la liberté) de Geert Wilders est arrivé en tête aux législatives, obtenant 35 sièges (sur 150). Avec ceux remportés par deux autres partis d’extrême droite, ce sont 45 sièges qui reviennent à cette dernière. Surnommé le « Donald Trump néerlandais », Geert Wilders a construit sa carrière politique sur sa haine de l’islam, prétendant, dès le début de sa campagne, vouloir démolir les mosquées, interdire le Coran, fermer les frontières aux migrants. Partisan de la sortie de l’UE, il pourrait maintenant devenir premier ministre des Pays-Bas s’il réussit à construire une coalition de gouvernement.
Cette inquiétante victoire du PPV aux Pays Bas n’est qu’un des éléments d’une tendance bien plus générale.
Halte au massacre des Palestiniens, non au « choc des civilisations » ! Travailleurs de Palestine, d’Israël, travailleurs du monde entier, unissons-nous !
« Alors que le carnage à Gaza atteint chaque jour de nouveaux niveaux d'horreur, le monde continue d'être sous le choc alors que des hôpitaux sont la cible de tirs, que des bébés prématurés meurent et qu'une population entière est privée de moyens essentiels de subsistance. Cela ne peut pas continuer », déclarait Martin Griffiths, le chef des Affaires humanitaires de l’ONU mercredi dernier alors que des unités de l’armée israélienne avaient commencé à investir dans le nord de la bande de Gaza l’hôpital Al Chifa. Le complexe hospitalier où se trouvaient pas moins de 2300 personnes, malades, soignants et réfugiés était encerclé depuis plusieurs jours par des chars et des batteries d’artillerie et soumis à des tirs incessants empêchant quiconque d’en sortir, ne serait-ce que pour enterrer les morts. Dès leur entrée, les commandos israéliens ont ordonné à tous les réfugiés hommes de plus de 16 ans de se rendre, puis dans les heures et jours qui ont suivi, ils ont détruit des services entiers, précipitant la mort de dizaines de malades, bébés prématurés ou blessés supplémentaires.
Contribution de Démocratie révolutionnaire au débat interne du NPA
1) La folie et l’horreur de l’escalade guerrière se sont emparées, après la guerre d’Ukraine, du Moyen Orient dans cette absurde et criminelle concurrence entre puissances capitalistes qui se jouent des peuples et les sacrifient à leurs luttes d’influence pour s’approprier les richesses, contrôler les sources d’énergies, asseoir le pouvoir et la domination des classes capitalistes. Cet engrenage fou et sanglant est hors de contrôle. Dans la guerre d’Ukraine, les USA et leurs alliés de l’Otan veulent mettre Poutine à genoux et désignent la Chine comme leur cible. Au Moyen Orient, Israël et ses alliés veulent détruire le Hamas, en réalité enterrer la question palestinienne, exterminer un peuple sous le poids des bombes, pour que prospèrent les affaires de la bourgeoisie israélienne et celles de son maître, la première puissance mondiale, les USA.
Aucune issue n’est possible pour eux, si ce n’est la défaite du camp opposé à celui des vieilles puissances impérialistes, les USA, la France, l’Otan. La paix pour eux ne peut être que la capitulation de leur ennemi, c’est à dire une étape vers une nouvelle guerre, la guerre sans fin que connaît le Moyen Orient et dont le peuple palestinien est victime depuis des décennies, la guerre comme mode d’existence et de perpétuation du capitalisme et des grandes puissances.
La croisade des dirigeants occidentaux en soutien à leur allié génocidaire Netanyahou contre le monde arabe, les peuples et les travailleurs
« Il n’y aura pas de cessez-le-feu, de cessez-le-feu général, à Gaza, sans la libération de nos otages [...]En ce qui concerne les petites pauses – une heure par-ci, une heure par-là –, nous les avons déjà eues » a encore une fois affirmé Netanyahou avant de concéder des pauses de 4 heures par jour. « Ces quatre heures de pause sont une honte et d’un cynisme affligeant », répond un médecin, elles ne serviront à « rien » alors que le système hospitalier est bombardé, détruit, que le matériel manque, comme les soignants épuisés. Elles n’ont qu’un objectif, faciliter l’organisation par l’armée israélienne du déplacement forcé, le dramatique exode, des gazaouis vers le Sud. Le gouvernement génocidaire d’Israël s’oppose en fait à toute aide humanitaire. Pour lui, il n’y a pas de civils non impliqués dans la bande de Gaza, une responsabilité collective qui appelle une punition, une vengeance collective.
Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, dénonce un « cimetière pour les enfants », « Le cauchemar à Gaza est plus qu’une crise humanitaire, c’est une crise de l’humanité ».
« Aucun endroit n’est en sécurité, c’est une guerre totale, une tragédie sans échappatoire », dénonce Médecins sans frontière, « les bombes qui tombent partout », les camps de l’ONU surpeuplés où s’entassent des dizaines de milliers de déplacé·e·s dans des conditions désastreuses.
La loi immigration, un texte contre les immigré·es et de propagande raciste et xénophobe au service de la campagne de Darmanin pour Darmanin
La loi immigration, la 30ème depuis 1980, a été discutée et votée cette semaine au Sénat, avant de l’être à l’Assemblée à partir du 11 décembre. Le Sénat a aggravé le projet initial du gouvernement. Les amendements réactionnaires et répressifs des sénateurs LR, majoritaires, ont trouvé les faveurs de Darmanin, soucieux de ne pas se laisser doubler sur sa droite et qui fait du vote de cette loi anti-immigrés, « le texte le plus ferme, avec les mesures les plus dures, de ces trente dernières années », sa bataille personnelle pour prendre le leadership du bloc réactionnaire dans la course à la présidentielle.
Le génocide des Palestiniens par l’État d’Israël avec l’aide des USA et de leurs alliés soulève la révolte à travers le monde entier
Dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir laissé sortir plusieurs centaines de ressortissants d’autres pays et binationaux par le check-point de Rafah, l’armée israélienne a annoncé qu’elle avait encerclé la bande de Gaza et qu’elle allait y renvoyer les Palestiniens, travaillant en Israël, qu’elle avait retenus après le 7 octobre. Désormais, il n’y aurait plus aucune communication avec Gaza, complètement coupée du monde. Le pire est à craindre, au-delà de l’horreur des massacres de masse déjà perpétrés et des conséquences meurtrières de la famine, du manque d’eau potable, de l’absence de soins médicaux. Vendredi et samedi, l’armée israélienne n’a pas hésité à bombarder l’entrée de l’hôpital al-Shifa à Gaza, un convoi d’ambulances, une école de l’ONU, une de plus, où s’étaient réfugiées des personnes déplacées, ainsi que le camp de réfugiés de Magahazi à Gaza faisant 51 morts, majoritairement des femmes et des enfants.
Le camp de concentration qu’était déjà Gaza devient un véritable camp d’extermination. Plus de 10 000 Gazaouis dont plus de 3900 enfants sont déjà morts, un nombre largement sous-estimé parce qu’il est impossible de retrouver les corps sous les tonnes de béton des tours d’habitation écroulées sous les bombes et il y a au moins trois fois plus de blessés.
Entre récession, menace de crise de la dette ou financière, guerres, l’inflation du capital ruine l’économie mondiale
La CNUCED (conférence des nations unies pour le commerce et le développement) a publié début octobre son rapport annuel sur la santé de l’économie mondiale. Le tableau qu’elle en dresse illustre par ses statistiques et ses analyses un état des lieux et des évolutions dont l’évidence s’impose depuis bien des mois. La croissance de l’économie mondiale est en baisse, au bord de la récession… Les investissements fuient plus que jamais le secteur de la production pour se précipiter dans les opérations financières, industrie de la dette et spéculation sur les marchés financiers… La concentration du capital se traduit par une domination toujours plus grande des entreprises géantes, dont la croissance sans précédent des profits se nourrit du recul de la part des revenus du travail dans les richesses produites, génère l’inflation, creuse les inégalités sociales, alimente la récession et prépare de nouveaux effondrements financiers.
Face à la crise écologique, « urgence sanitaire mondiale », en finir avec la folie du nationalisme et du capitalisme
Alors que les conséquences catastrophiques du réchauffement climatique frappent de plus en plus violemment une large fraction de la population mondiale, les rapports scientifiques qui se succèdent sont de plus en plus alarmistes, soulignent le caractère global de la menace et s’inquiètent de l’incapacité des gouvernements et des multinationales à en prendre la mesure pour y faire face.
Netanyahou, Biden, Macron en guerre pour exterminer Gaza, la logique militariste criminelle du capitalisme ! Pour une solidarité internationaliste !
L’offensive terrestre d’Israël pour rayer de la carte Gaza a commencé. Après 22 jours de bombardements incessants sur une population affamée, assoiffée, sans abris, la soldatesque sioniste a commencé l’invasion de Gaza, protégée par un déluge de feu, le plus intense depuis le début de la guerre. Gaza est « un champ de bataille ». C’est à un véritable nettoyage ethnique auquel se livre l’armée israélienne avec le soutien de toutes les puissances capitalistes occidentales derrière les USA emportés dans une nouvelle croisade contre le monde arabe, les musulmans.
Vendredi soir, l’Assemblée générale de l’ONU a réclamé à une large majorité une « trêve humanitaire immédiate », demande toute platonique que l’ambassadeur israélien à l’ONU a qualifiée d’« infamie ».
Contre Macron va-t-en-guerre et les surenchères de l’extrême-droite, solidarité avec les Palestiniens contre notre propre gouvernement, notre propre État
Macron en Israël le 24 octobre, en soutien au gouvernement d’extrême-droite de Netanyahou, a lancé un appel à « bâtir une coalition régionale et internationale contre les groupes terroristes qui nous menacent tous… à ce que la coalition internationale contre Daech puisse lutter aussi contre le Hamas ». Dupe de son rôle et habité par le souvenir de la grandeur passée de la France, il a enfilé le costume trop grand de dirigeant international, se posant comme leader de la lutte contre le terrorisme, avec cette proposition de mobiliser la coalition internationale créée en 2014 par les puissances occidentales contre l’Etat Islamique, pour aujourd’hui lutter contre le Hamas. Une agressivité belliciste qui, faute de retenir l’attention des dirigeants occidentaux, assurait de son soutien inconditionnel l’Etat sioniste qui a commencé le massacre de la population de Gaza.



